Les photos du chantier

On commence par la préparation des bandes de caoutchouc synthétiques, qui assurerons une liaison souple et « grippant » entre la remorque et le dessous de la Tiny. Nous avons trouvé des dalles de dimensions 60X60 cm, en magasin de bricolage.La découpe des bandes de 4 cm de large c’est faite a la scie manuelle, en prenant soin de bien bloquer ce matériau souple avec une planche et deux serre joint. C’est dur a couper, mais on y arrive !

découpe du caoutchouc
découpe du caoutchouc

 

Finalement, l’épaisseur de 15 mm nous apparaît trop importante, et nous décidons de tout recouper dans le sens de l’épaisseur. Cette fois, c’est un opinel numéro 10 bien affuté (et réaffuté régulièrement durant le process) et la presse de l’établi de menuisier qui permettent d’atteindre cet objectif. Ces bandes de 8 mm seront collées a la colle néoprène afin qu’elles puissent jouer un rôle anti-vibration.

Découpe et assemblage des premiers chevrons d’épicéa : pour ce travail de précision, pas de machines électrique coûteuses et bruyante ; juste un ciseau a bois qui taille bien, une scie a dos ,et l’ajustage est affiné à la râpe fauteuil numéro 10. On prend le temps, et ça ce passe bien !

défonçage du bois
plusieurs traits de coupe facilitent de dégagement de l’entaille

Les supers plans de chantier de Sarah :

Tout y est !
Tout y est !

L’ossature de la dalle commence à se dessiner :

L’épicéa que nous avons acheté est sec a 18 % et raboté, mais cependant, il va continuer a secher jusqu’a se stabiliser a 12 % d’humidité, et donc, il se vrille (déja) un peu. Il faut faire avec et anticiper au mieux les déformations a venir. Assez souvent, il faut sortir la varlope pour « dégauchir » le bois.

La varlope est un rabot très long ce qui permet d’aplanir le bois

Certaines pièces nécessitent la réalisation d’une douzaine d’entailles, chacune devant être très précisément positionnées. Sinon, il faut recommencer l’ensemble de l’assemblage ! Pour l’instant, on ne c’est pas trop planté, et le résultat est d’une très grande rigidité. Parce qu’au fait ! On se ménage la possibilité de pouvoir réellement décharger la maison de la remorque. Il faut donc des renforts à certains endroits, et notamment des points solides pour positionner les crics de levage.

Normalement, tout s’emboîte pile poil !

 

Installation d’un câble de téléphone usagé entre deux arbres, afin de tendre une bache et ainsi protéger le chantier des averses. Les coins des bâches ont été renforcés, car l’œillet d’origine n’aurait pas tenu longtemps. Les quatre sangles a cliquet solidement arrimés au sol permettent de correctement doser la tension. Durant la journée, s’il ne pleut pas, la bâche est repoussée sur le coté et ligotée a un des poteaux. Le tout est orienté dans le sens du vent dominant, c’est un point a prendre en compte !

Il faut compter dix minutes pour déplier ou replier la bâche, qui mesure 8X5 mètres.

 

On espère que ce système va tenir dans le temps ! Affaire à suivre …

Détail du dispositif qui renforce les coins de la bâche. Deux quartiers d’OSB 9 mm prennent en sandwich la bâche ; un morceau de chambre a air de camion augmente le « grip  » entre les éléments ; et le tout est visé ensemble à de multiples reprises. Rien de très compliqué, et c’est très solide.

 

Après quelques bon gros coups de vents, la bâche est toujours la ! Elle protège le chantier a merveille ! Cependant, on la replie pendant la journée, afin qu’elle ne « cuise » pas trop au soleil. A la place, en tend un carré de feutre de laine, qui nous apporte l’ombre indispensable pour continuer à travailler l’après midi.

L’armature du sol de la Tiny a bien avancé :

Les encoches vides sont les emplacements des brides pour fixation à la remorque.
Les encoches vides sont les emplacements des brides pour fixation à la remorque.

 

On attaque la fabrication de l’ossature du premier mur !

Une petite scie a araser permet de gagner beaucoup de temps !

Le mur est assemblé ; pour pouvoir le déplacer sans risques, on le contrevente dans les coins avec des planches. C’est du costaud !

Le premier mur est assemblé au sol.

La découpe du revêtement inférieur du caisson nécessite quatre plaques de contreplaqué bakelisé 9 mm ; elle est effectuée avec le plus grand soin, car la marge d’erreur est faible ! et il faut que les différents morceaux soit bien jointifs.

 

 

Découpe du  contreplaqué bakellisé.

Une fois la découpe effectuée , il faut marquer l’emplacement des bandes de caoutchouc, afin de pouvoir les coller pile poil sur le tracé des longerons de la remorque. Donc avec un marqueur, nous passons a tour de rôle sous la remorque pour faire des repères au marqueur.

position assez inconfortable !

On retourne les plaques, on ponce un peu les emplacements, et on colle :

 

Les bandes sont collés avec un litre de colle liquide néoprène.

Nous avons décidé de rendre respirant ce revêtement, qui est, on le rappelle, un contreplaqué recouvert d’une peinture étanche. Pour ce faire, nous avons matérialisé au marqueur tous les endroits situés au dessus des montants de bois, puis, avec une mèche dite « queue de cochon » de 10 mm, on a percé de multiples trous dans les entre-zones . Ce type de mèche est intéressant, car la coupe est entrainée par une vis située a son extrémité ; or, des que cette vis a traversé le panneau, elle tourne sur elle même dans le vide, et normalement, il faut exercer une pression pour que la lame finisse de couper les deux dernier millimètres du panneau (et le traverser totalement) Or dans ce cas précis, on n’appuie pas sur la fin du perçage : du coup, on se retrouve avec un trou de dix millimètre , a l’intérieur, coté isolant, et ce trou ne débouche que par l’épaisseur de la vis, soit trois millimètre, coté extérieur. Pour schématiser, cela ressemble a un entonnoir, et nous espérons ainsi obtenir une bonne capacité d’évacuer l’humidité tout en limitant au maximum l’entrée d’eau (occasionnellement par éclaboussure sur la route)

On verra si c’était une bonne idée à l’usage ! En tout cas le perçage des trous était rapide et plutôt facile, en comparaison avec le perçage d’une tôle métallique. (Certains auto-constructeurs utilisent une tôle aluminium à cet endroit) Avant assemblage final, nous traiterons les coupes et les trous avec un produit hydrophobe.

 

 

 

repérage avant perçage des trous
Les trous, coté isolant
Les trous, coté extérieur. Quelques petits arrachements dus à la coupe, à corriger avec un produit hydrophobe.

 

Les panneaux d’OSB 9 mm, qui vont former le dessus du caisson, sont à leur tour découpés. Nous avons prévu qu’ils s’arrêtent au ras de la lisse basse, ce qui explique le jour de plusieurs centimètres en périphérie. Cela évitera un pont thermique, et permet la continuité du frein vapeur entre la dalle et les murs.

cinq panneaux sont nécessaires.
Il fait très chaud !

Pour résumer, voici une coupe du contenu de la dalle. A cela on peut ajouter une isolation spécifique en liège expansé au niveau de la douche, et autour des brides de liaison avec la remorque : en effet ces tiges métalliques dépassant a l’exterieur, elles conduiront très vite le froid hivernal à l’intérieur de la dalle, et je pense que de l’humidité pourrait se condenser à leur contact. Mais nous y reviendrons.

Aujourd’hui, de forts orages sont annoncés en soirée. En plus, il y a un peu de désordre sur le chantier. Nous décidons donc de modifier notre organisation, afin de protéger au mieux les murs déjà construits, et d’être mieux installé pour la suite. Comme nous sommes en plein air, les endroits abrités sont rares ! Le mur sur lequel on travaille fait 6,5 X 2,8 mètres. Le seul endroit permettant de l’accueillir : le dessus de la remorque. Comme il y a déja d’autres murs, il faut les empiler !

Je ne sait pas pour vous, mais nous on s’y retrouve (encore)

Allez, on recouvre de plaques d’OSB, et hop ! on en remet une couche. Travailler à niveau est plus agréable, cependant, plus on empile, plus on se rapproche de la bache, ce qui oblige a se déplacer courbé sur le dessus quand on a besoin de s’y déplacer.

Ajustage de précision !

La météo du jour :  beaucoup de pluie avec des éclaircies, et du vent, ce qui ne nous a pas empêché de travailler. Avec un peu d’imagination, on aurai pu se croire sur un bateau :le bois,  la bache qui bouge et qui claque, l’humidité environnante … avec en cadeau un chantier qui reste bien au sec.

La bouteille pendue sert de poids pour canaliser l’eau de pluie !

On a gardé le meilleur pour la fin : le plus grand des quatre murs, avec pleins d’ouvertures, dont la porte et plusieures fenêtres,  à intégrer. Plus de cents assemblages au programme ! On est pas encore sorti de l’auberge !

A ce stade, c’est juste de la découpe !

Sarah me dit au petit déj’ que nos assemblages sont trop classiques et qu’elle a une idée pour y remédier, seulement, suis je pret a relever le défi ? 😉

 

 

Une emboiture amusante à réaliser !

La lisse haute, c’est l’occasion de (re)mettre en pratique ce qui deviens déjà une habitude ; des encoches, des encoches, encore des encoches ! Ici, les poteaux sont solidarisés, sans qu’il y ai coupure entre la partie du bas, et celle du haut, qui, rappelons le, est le coté surélevé sur lequel prend appui la toiture monopente.

lisse haute

Le mur est a présent redressé, mais les plus attentifs d’entre vous remarquerons qu’il est a l’envers ! C’est normal, le but est de pouvoir coller la lisse haute, et afin d’être efficace, il faut maintenir la pression avec des serres joints. En positionnant le mur a l’envers, nous pouvons travailler à une hauteur accessible.

Les planches en travers sont des contreventements temporaires

On a assez de serre joint ! ouf !

A présent, il faut installer les supports pour les fenêtres. Ils sont constitués de planches de 25X150 mm, en sapin non rabotées mais bien sèches et sans gros défauts. De la laine de bois sera placée entre les planches ultérieurement. L’assemblage à « queue d’aronde » permet d’assurer une solidité accrue.

Assise de fenêtre

Le mur a maintenant été posé sur le sol, et nous installons a présent les éléments de contreventement définitifs. L’objectif est de positionner des « jambes de forces » en diagonale, afin de créer des triangles. Le triangle est la seule figure géométrique qui est indéformable. En positionnant ces éléments, on rigidifie le mur. Il faut composer avec la présence des ouvertures : la porte, les fenetres.

Les outils utilisés : scies japonaises, ciseaux a bois, maillet, serre joint.
extrémité inférieure
extrémité supérieure.
Le linteau de la porte

Pour pouvoir soulever la structure afin de la désolidariser de la remorque, nous avons besoins de renforcer un certain nombre de points afin que les vérins hydrauliques (crics de voiture) ne perforent pas le caisson. plus il y a de points et plus l’effort est réparti ; nous avons donc prévus 8 emplacements. quatre autour des passages de roues, plus deux à l’avant, et deux à l’arrière. 3500 kgs divisés par 8 font environ 337 kgs par renforts. C’est jouable, d’autant que nous avons creusé une gorge non débouchante de chaque coté des cales, ce qui permet une résistance accrue ; l’ensemble est immobilisé par 8 vis de 7 mm de diametre (4 de chaque coté) La cale est constituée de chutes de l’ossature, ajustées à la bonne longueur et collées.

Trancher les fibres du bois par le coté nécessite un ciseau bien affûté !
vue par le (futur) dessous du plancher !

Bientôt on ne verra plus l’ossature du plancher. Ce sera un peu dommage … Mais certainement plus pratique et confortable …

figures géométriques !

Après avoir scotché deux longueurs de pare pluie par le milieu, on le centre sur la structure … et on agrafe. Chaque agrafe est a son tour recouverte d’un petit morceau de scotch. (adhésif spécial)

le pare pluie !

En plaçant les morceaux de contreplaqués bakelisés, nous avons constaté que malgré nos précautions des déchirements était apparus ! Pas terrible. Réparation faite, on c’est posé des questions ! A quoi sert de mettre en place une membrane qui va très vite se percer en de multiples endroits? , En plus, avec les vibrations dus aux déplacement routiers, ce fragile textile risque de se couper sur les arrêtes saillantes de l’ossature. Pour limiter le problème au maximum, on a chanfreiné, et poncé toutes les parties encore un peu brutes ; et pour laisser un peu de jeu autant que pour étanchéifier à chaque traversée de vis, on a positionné des rondelles de caoutchouc butyle.Nous ne les avons pas acheté, mais découpés dans une chambre à air de camion récupérée chez le mécanicien local (c’est rigoureusement le même matériaux) Enfin, pour être sur de viser au travers des rondelles, on a utilisé un outil de charpentier : le cordex ! Ainsi qu’une corde à nœuds fabriquée par nos soins.

Un vrai tapis de poker ! Faites vos jeux 😉

Et voila le travail !

Les morceaux d’OSB matérialisent les zones renforcées pour levage par cric

Nous avons retourné la dalle afin de la positionner de manière définitive. Puis, viens le moment tant attendu de monter les murs ! merci a tous ceux qui se sont déplacés pour aider, et en particulier à Philippe, qui est venu spécialement avec son fourgon équipé d’une mini-grue. L’équipement idéal pour ce genre d’opération ! c’était du gâteau !

Des feuilles d’OSB forment un plancher temporaire.

Pose du premier mur ….

Les deux murs suivants sont plus légers ; ils sont montés à la main. Des serres joints lient entre eux ces trois ensembles et stabilisent temporairement le tout.

Le quatrième mur c’est le plus lourd : grâce a la grue il se pose en douceur et est aussitôt bridé avec les autres.

Et voila ! quatre mois de préparation, une heure de montage. Le résultat est la .

certains contreventements sont temporaires et seront retirés par la suite.

Installation d’un échafaudage et pose des dix panes de la toiture mono-pente. Ainsi que d’une bâche de protection pour la pluie, toujours selon le même montage : un câble central et la bâche tendue en V !

Merci à Guillaume pour son aide ce jour la …

Nous collons la base des murs tout autour de la dalle . Pour surélever temporairement l’ensemble, afin de glisser un cordon de colle, nous utilisons des coins de bois. faire monter d’un centimètre suffit.

Une fois la colle mise, on retire les coins de bois. On serre avec des serres joint. Nous avons aussi collé les quatre angles des murs sur toute leur hauteur, mais nous n’avons pas pris de photos de cette étape ! Et de plus on a utilisé des vis de gros calibre pour compléter (Rocket 8X140)

Certains contreventements restaient à integrer. Ici pour le mur « arrière » ; il est renforcé du fait de la grande baie vitrée qui sera installée juste au dessus. Les planches de 100 X 27, sont emboîtée, collée, vissées.

Et pour le mur avant :

Pose d’une première bande de frein vapeur (fabricant Ouatéco) avec pliage acrobatique et agrafes en quantité !

Pour la deuxième partie on a préféré plier a l’avance, en effet le matériau est assez raide et c’est bien plus pratique ainsi.

Pose du lambris en sapin de 10 mm sur tasseaux afin de ménager une lame d’air et de ne pas perforer involontairement le frein vapeur. Les tasseaux sont visés, et c’est sur eux que viendra s’appuyer l’isolant, que l’on va poser par le dessus. Pour éviter que des « ventres » ne se forme a l’usage entre les tasseaux, on a placé de l’autre coté du frein vapeur et perpendiculairement aux tasseaux, des petites lattes.

Détail du mode de fixation d’une planche de lambris. Chaque agrafe a été recouverte d’une petite rustine de scotch spécial. Chaque vis traverse une rondelle de butyle pour l’étanchéité. Après avoir testé la pose avec des clous, et des agrafes de différentes tailles, nous avons constaté que le plus efficace, est d’utiliser une agrafeuse électrique !

Sur une période de beau temps, on a découvert le toit. On y a installé une échelle de toit faite spécialement, qui permet de marcher sur la construction sans passer au travers. En effet, pour l’instant, il n’y a pas de liteaux ! Vous pouvez voir que les panneaux de laine de bois sont posés entre les chevrons, puis, nous mettons encore par dessus de la laine de bois compressée (toujours entre les montant) (épaisseur 10 mm)

Et puis ensuite on rajoute un deuxième panneau de fibre de bois rigide, mais de plus grande taille cette fois. (Épaisseur 10 mm)

Intense réflexion pour déterminer la méthode à mettre en œuvre pour la pose de la couverture en bac acier … C’est quelque chose que nous n’avons jamais fait avant ; nous avons lu et observé les modes de pose sur hangar non isolé, mais dans notre cas, il y a plusieurs contraintes qui viennent un peu corser l’exercice. Notamment : Limitation du poids, limitation en hauteur totale du bâtiment (plus la mesure est basse, mieux c’est) bonne ventilation nécessaire sous la toiture, permettre l’écoulement des condensats dans la pente, interdire l’accès aux insectes et aux rongeurs, ne pas percer par mégarde le pare pluie ! Donc pour y voir plus clair, on a posé les liteaux au sol, installé un morceau de tôle par dessus, positionné pontets et vis de fixation. Et on a demandé plusieurs avis extérieurs.

Après cogitation, on a décidé ce qui suit : on supprime les liteaux , et en ce qui concerne les contres liteaux, on les positionnera de manière discontinue afin que la lame d’air puisse être circulante en les contournant. Pour l’évacuation des condensats dans la pente, le contre liteaunage est surélevé par des cales en contreplaqué bakellisé. Pour les insectes, une moustiquaire aluminium sera installée sur le pourtour.

 

les préparatifs !

Pose du pare pluie, en deux longueurs avec un recouvrement de vingt centimètres. Les liteaux sont disposés afin de laisser circuler un maximum l’air, afin de limiter les surchauffes estivales. ils sont surélevés par des « dominos » en contreplaqué bakellisé.

La passerelle de toit fabriquée par nos soins se révèle très pratique !

Gros plan sur la pose (pré-perçage, vissage) Sous le domino, on voit le joint en chambre a air de tracteur. Sur la partie haute, on rajoute un cordon de mastic.

La protection anti insectes : nous en avons pas trouvé bien que cela existe, mais avec un peu de moustiquaire aluminium, sa devrai le faire. On a découpé des bandes de 15 cms, dont les bords sont repliés façon ourlet ; elles sont ensuite agrafées et / ou mastiquée afin de le laisser aucun interstice sur tout le pourtour ! les ondes du bac acier seront obturées à leur extrémités par des formes découpées dans de la fine tôle d’aluminium (plaques d’imprimerie off-set)

Un nid de guêpes placé sous la toiture serait un sacré problème ; ces petites bêtes pourraient même percer le pare pluie pour installer leur nid dans l’isolant !  Autant prévenir que guérir.

Ajout : malgré nos efforts et le temps qu’on y a passé, nous n’avons pas réussi a tout boucler parfaitement !

C’est a ce stade que nous prenons conscience qu’une gouttière serait très utile … Nous prenons donc contact avec un zingueur local, il viens nous rendre visite, et après quelques échanges, nous prépare un chenal sur mesure. Un chenal, c’est une gouttière qui a un profil rectangulaire. Mais du coup, il faut refaire le liteau du bas, et donc virer toute la moustiquaire placée avec tant de soins … Faire et défaire, c’est toujours du travail !

Poids du chenal en zinc : 18 kilos, pour 6,50 mètres.
Vue de l’extrémité avec déversoir.

Nous avons placé une fine couche de liège sur l’envers du chenal. La protection anti-insecte sera réinstallée ultérieurement.

Pour installer les tôles sur le toit, il faut les retailler a la bonne dimension. En hauteur, nous avions 6 cm de trop, et en largeur totale, il fallait enlever 20 cm. Nous n’avons pas de « grignoteuse », cet outil pro. qui découpe la tôle par perforations successives (500 euros la bête, tout de même) Une meuleuse n’est pas adaptée, car les étincelles brûlent la peinture en de multiples petits points, et la rouille s’installe très vite ensuite. Donc, comme d’habitude, on se rabat sur la recette : temps + huile de coude. Une cisaille a tôle droite, achetée 25 euros, fait très bien l’affaire et en prime, muscle vos avants bras ! Ensuite, nous avons soudé deux cornières sur une clé à molette afin d’avoir un outil permettant de tordre le coté de la tôle qui sera vers le haut, ainsi que les cotés. Ce petit détail nous a été conseillé par un couvreur, et cela permet d’éliminer tout risque de remontée d’eau à cause du vent (dans le cas de notre faible pente)

Le côté de la tôle qui sera en bas de la pente, doit être débarrassé du film anti condensation, afin d’éviter la remontée de l’eau par un phénomène de capillarité. Toujours selon le conseil de notre couvreur, il faut en enlever une quinzaine de centimètres. Comme la colle qui le maintien est très costaud, il est nécessaire de la dissoudre. Pour ce faire, du gazole appliqué au pinceau nous a été conseillé, et effectivement, sa marche. Prévoir un quart de litre, à appliquer un jour ou il y a du vent !

l’écologie, ça commence à bien faire 😉

Pour poser les cornières qui couvrent en retombant les trois cotés du toit, il faut préalablement mettre le pare pluie, les liteaux verticaux, et la volige qui sert de support a la cornière. Pour les deux extrémités, ont fait en même temps l’isolation et l’intégration du caisson de la VMC.

L’isolation de cette partie du bâtiment est complétée par un morceau de panneau de fibre de bois (isorel 10mm) qui restait du stock utilisé pour le toit. De la laine de mouton isole la fente située entre les deux chevrons (dessus de la future baie vitrée) Le caisson VMC, réalisé en OSB 9mm, est isolé avec du liège expansé et de la poudre de liège. Il est étanché au mastic a l’intérieur comme à l’extérieur pour éviter toute fuite d’air humide dans l’isolant.

On prépare le deuxième triangle, en posant la encore un panneau d’OSB par l’intérieur. Le mastic permet de faire la continuité avec le frein vapeur, sur les autres faces intérieures : plafond et murs.

Comme on n’avait aucun montant de bois derrière le frein vapeur pour y viser l’OSB, et qu’en plus les montants qui supportent le lambris étaient trop long de 2 cms, il a fallu démonter  un mètre de lambris déja posé, enlever les montants trop longs, les recouper, les revisser, installer des cales de bois derrière le frein vapeur, donc réagencer l’isolant, qui nous tombait dessus … Bref grosse galère, un petit oubli de ce genre se paye en heures de travail pour rattraper ! En effet la jonction entre les différents murs doit être anticipé, et il arrive qu’on ne pense pas a tout.

Étanchéifier à l’aide d’un cordon de mastic PU

A part ça, grande nouvelle, la toiture est posée. Nous ne regrettons pas d’avoir choisi la simplicité d’une toiture mono-pente, car en fait pour des débutants, rien n’est aussi simple qu’il n’y parait. Mais nous avons réussi, et nous en avons désormais finit avec le bâchage du toit !

Pose de la cloison en 0SB 9mm.

Montage à blanc de la mezzanine : début …

Suite …

On démonte la mezzanine, et on installe tout le frein-vapeur « papier » et faisant soigneusement toutes les jointures, notamment avec l’OSB, et en découpant les ouvertures pour les menuiseries.

Le remontage définitif :

Pour fixer les cotés de la mezzanine sur l’ossature des murs, le plus courant consiste a utiliser des grosses vis. Comme nous aimons les expériences, et que nous pensons que cette méthode a fait ses preuves dans bien des types de construction, nous avons choisi d’utiliser a la place des chevilles en bois.  D’abord, identifier précisément l’endroit à percer sur l’ossature. Percer bien perpendiculairement, sur une profondeur de 50 mm. Cordon de Mastic à poser tout autour du perçage, entre le frein vapeur et le poteau d’ossature pour une bonne étanchéité. Laisser sécher.

trou diamètre 15 pour la cheville

Emboîtez la cheville : d’abord à blanc, puis, lors du montage final avec de la colle à bois. Pour plaquer les cotés de la mezzanine bien a fond contre l’ossature, on a utilisé deux étais de maçon en mode « écarteur »(mais sans trop forcer non plus) (pas de photo de cette étape, désolé)

cheville d’acacia emboîtée et collée.

Monter toute la mezzanine. Il y a trois cheville + une cloison porteuse sur le coté gauche, et quatre chevilles sur le coté droit. Soyons clair, c’est une expérimentation, en plus l’assemblage doit être particulièrement jointif pour être solide ; aussi, ne tentez l’expérience que si vous êtes sur de ce que vous faites … Sinon, avec des vis c’est aussi très bien, et beaucoup plus simple à réaliser.

Voici la mezzanine terminée, avec son parquet en sapin de 20 mm. On est monté a deux dessus, sa ne bronche pas ! A voir dans le temps, ce que cela donnera … Pour l’instant, ce nouvel espace est devenu un lieu de stockage bien pratique.

Déjà le bazar dans la chambre des parents !

A présent, il faut s’occuper d’installer la deuxième mezzanine, et nous avons étés plus « classiques » en utilisant des vis en plus des chevilles. Par moment, afin d’avoir des vis pile poil à la longueur souhaitée, nous les avons retaillées en longueur avec un coupe boulon. Cela permet de ne pas percer le frein vapeur sous le plancher, par exemple ! Mais du coup, le pré-perçage deviens obligatoire.

Des trous « Oblong » permettent au parquet de se dilater tout en maintenant la structure solidement fixée au sol.

Pour repérer un montant avec précision, il est très efficace d’utiliser un projecteur ; c’est une des raisons pour laquelle nous faisons l’aménagement intérieur AVANT l’isolation et le bardage. De toute façon, les bâches posées verticalement protègent très bien le chantier. Aucun problème de ce coté !

Le plancher de la mezzanine étant posé, il faut fabriquer l’escalier qui permettra d’y monter. Cet escalier va être composé  de plusieurs caisses en bois de profondeur dégressives , qui empilées les unes sur les autres, formeront a la fois des marches, mais aussi des rangements pour les chaussures. Des chutes de parquet sont mises a contribution : et le fond de la caisse est en OSB. Sur la photo ci-dessous, nous utilisons une sangle a cliquet pour « ramener » l’assemblage a angle droit avant fixation du fond.

 

Autres aménagements : un banc avec un dessus articulé pour pouvoir y ranger nos affaires. Les cotés seront en contreplaqué 3 mm, mais nous attendons d’avoir des chutes pour ce petit travail.

D’autres aménagements sont en cours :A droite une cloison porteuse pour définir l’espace « toilette sèches ». A Gauche, la planche de sapin délimite le coté « vaisselle », avec son emplacement pour une cuve d’eau de 160 litres.

 

Il reste une partie du plancher a coller, et nous ne l’avions pas fait auparavant car nous réfléchissions à l’installation des gaines électriques. Or, une partie du réseau electrique doit passer sous le plancher. Après en avoir discuté et pris des renseignements, on se lance ; comme d’habitude, c’est une première pour nous.

Sur Leboncoin, nous avons eu la chance de trouver pas loin de chez nous des restes de chantier électrique : a savoir des morceaux de gaines blindée « flex a ray ». Leur utilité : éliminer les champs électriques générés par le 220 volts.  C’est vraiment une chance, car en neuf ce type de gaine est assez cher et vendu par gros rouleau ; or nous en avions besoins de moins de dix mètres !

Cette gaine va précisément nous servir sous le plancher. Même si tout le réseau sera en 12 volt, nous voulons tout de même faire une exception, et installer une unique prise en 220 sur le comptoir, face a la porte d’entrée, afin de disposer au centre de la maison d’une prise compatible avec les objets que l’on ne trouve pas en 12 volts, mais que l’on peut avoir besoins d’utiliser ponctuellement. La deuxième gaine est destinée au frigo ; celui ci est prévu pour fonctionner en 12 V, mais au cas ou il serait changé plus tard pour un modèle 220 V, nous préférons anticiper.

Quelques entailles dans le bois, puis collage de la gaine au mastic.

Le plancher est en deux parties. Avant de le visser sur l’ossature de la dalle, il a fallu faire des repérages, pour savoir ou percer. Pour cela, nous avons pré-percé, puis, mis un cordon de mastic sur le pourtour, ainsi que sur chaque emplacement de vis. Et avant de rabattre le tout, passer les gaines dans les trous prévus à cet effet. Voila ce que cela donne :

Nous faisons exactement la même chose pour le second panneau, voici la photo de l’ensemble une fois fini. Les caissons recouvrant les garde boues sont également installés. Il ne restera plus qu’à les isoler et à les étancher.

Les caissons seront isolés avec du liège expansé noir, et le dessus sera fermé par un panneau d’OSB. Épaisseur de l’isolant : 8 cm.

Pour l’isolation des caissons, avec du liège expansé, nous avons tout d’abord bouché les ouvertures donnant vers l’extérieur : de chaque coté des garde boue et aussi sur la longueur coté intérieur . Nous avons gardé a l’esprit que la liaison souple en caoutchouc pouvait amener a une petite déformation lors d’un passage de « dos d’âne » en circulation, aussi, les « caches » ne sont pas ajustés, mais fixés par vis sur un coté, le vide étant rempli par du joint mastic souple.

Broyage de quelques plaques de liège de 20 mm avec un broyeur de jardin (merci aux voisins pour ce prêt) Ces plaques étaient déjà cassées et le magasin de matériaux écologiques nous les a offert. Pour notre usage, cela fait notre affaire !

Isolation en cours, avec le sourire. C’est facile ! (pour une fois …)

 

Début de la construction du caisson de gaz (entre autres choses …) qui prendra place sur l’avant de la tiny, juste au dessus de la flèche. Sur la partie basse, on pourra installer 4 bouteilles de 6 kg de propane.(modèle « cube ») La liaison avec l’intérieur se fera en traversée de paroi.

On va fixer deux morceaux d’OSB 9mm, pour faire deux étages. Voici comment :

Le voila installé, temporairement, avec quatre vis. A coté de la visseuse : le caisson isolé avec du liège expansé. Nous allons le coller au mastic a l’endroit idéal pour la traversée de mur  de la conduite de gaz.

Il reste possible d’actionner la manivelle de la roue jockey et le frein parking de la remorque, situés juste en dessous.

Habillage des murs a l’intérieur en contreplaqué 3 mm ; pour le gain de poids, selon la technique « caravane », avec des lattes de bois coté isolant pour rigidifier.

Fabrication de l’escalier pour accéder a la mezzanine. Dessous, il y aura l’emplacement pour le parc de batteries, et des rangements pour les sacs et vêtements.

Le meuble « cuisine » est aussi en cours de construction.

Beaucoup de petits détails qui ne sont pas très spectaculaires, donc difficile de vous montrer des photos régulièrement en ce moment. Nous continuons à installer le mobilier intérieur, a  faire des recherches sur les matériaux, nous nous occupons aussi de notre fils qui est en vacance !

Nous commençons doucement à installer le réseau électrique. Grosse galère pour se faire comprendre auprès des vendeurs de fournitures d’électricité, car nous cherchions du câble souple en différentes épaisseurs, pour réaliser notre réseau 12 volt. Finalement, on a réussit a leur faire comprendre ce que l’on voulais : du « fil électrique VK » qui dans leur logique monomaniaque 220 volt, ne sert pas a câbler une installation, mais plutôt a câbler un coffret électrique industriel.

Donc, si vous avez une démarche similaire a la notre, inutile de parler de réseau en 12 volt, ils ne connaissent probablement pas, donc votre interlocuteur se fermera ! Ne parlez pas non plus de câble électrique : pour eux c’est automatiquement du « triple conducteur gainé ». Parlez de « fil souple VK » et vous verrez comme les choses peuvent subitement devenir simple ! Il s’agit juste de trouver la bonne formule et de ne pas trop entrer dans les détails 😉

Quelques précisions : nous utilisons de la gaine de 16 mm, des fils conducteurs de 2,5 mm2, en trois couleurs (noir(-) et rouge(+), plus bleu pour les interrupteurs va-et-viens) ainsi que des fils conducteurs en 6mm2 pour les appareils demandant plus de puissance. Les boîtiers électriques sont étanches (norme RT 2012) Pour le transformateur, qui convertira le 220 V en 12 V en entrée de logement, nous envisageons l’achat d’un transformateur « de quai » de 50 A a acheter sur un site internet dédié au nautisme. Ou d’une « alimentation de laboratoire ». Ou directement par batterie/panneau solaire. (Ajout : nous avons acheté une alimentation de laboratoire de 60 A de chez adaptoo.com, bonne qualité.)

On commence a faire des trous dans le revêtement intérieur, pour encastrer le tableau, les boites de dérivations … il faut soigneusement refaire l’étanchéité.

Comme le revêtement intérieur est constitué de contreplaqué très fin, les boites encastrées ne tenaient pas. Nous avons donc doublés par l’extérieur avec un autre morceau de contreplaqué en 8mm. Les griffes métalliques du boîtier ont pu alors être utilisées. Pour compléter, nous avons ligaturé avec un fil solide, collé et étanché au mastic. Sa ne bougera plus !

Courbes amples pour permettre le coulissement des fils ultérieurement, en cas de besoin.

Quelques erreurs qui ont étés commises : installer les boîtiers trop près des montants, voire dans un angle formé par deux montants a angle droit : ce qui rend difficile le passage des gaines. On a réussit a gérer quand même. Autre erreur : percer sur l’arrière du boîtier au lieu de percer sur le coté. Les deux possibilités sont prévus par le fabriquant, mais avec notre épaisseur de murs, c’est bien mieux par le coté. Sur l’exemple du dessous, nous avons finalement changé le boîtier.

Vue arrière du boîtier électrique. Les deux grosses gaines noires qui arrivent en dessous sont l’alimentation plus et moins venant directement de l’alimentation stabilisée. ( En 25 mm2) Les autres gaines distribuent l’électricité aux quatre coins de la maison.

En parallèle, le meuble des toilettes sèches est terminé. Lunette en bois, seau en inox de chez Lécopot, lambris sapin et compartiments pour le PQ (ouverture en bas) et la sciure (panier tissu en haut)

A prendre en compte : les prises et interrupteurs récent sont conçu uniquement pour du fil rigide, de 2,5 mm carré. Nous avons du retourner au magasin de bricolage rendre ceux que nous avions achetés, car impossible d’y connecter du fil souple, et encore moins les grosses sections que nous utilisons. Nous sommes clairement en dehors de la norme.

La gamme Mosaïc de chez Legrand fait encore sur demande les prises avec l’ancien système a vis. Toutes les autres marques / modèles sont passés au nouveau système. (gain de temps recherché !) Nous avons donc contacté un électricien de la ville voisine, et bingo ! il lui restait un carton de « vieux matériel ». On y a trouvé presque tout ce dont on avait besoin ! Et en plus, nous avons fait des économies, car l’appareillage électrique, c’est un petit budget quand même.

Un des modèle d’interrupteur inadapté.

A présent que nous avons installés les gaines dans les murs, et les câbles dans les gaines, nous devons relier les câbles entre eux : il y a de nombreux « carrefours », dans chacun des boîtiers. Et c’est pas de la tarte de relier tout cela, car nous avons des fils de différentes couleurs, de différentes sections. Pour la couleur, c’est simple : les bleus avec les bleus (dans notre cas c’est les va-et viens) les rouges avec les rouges (+) les noirs avec les noirs (-) Mais comment les connecter entre eux ? ?Parfois cinq fils se rejoignent sur la même connexion !

Les connections doivent : s’adapter aux différentes sections de câble / résister aux vibrations sans se dé-serrer à la longue / être isolées et pas trop volumineuse / pas trop chère, disponible…

En premier, on a pensé aux fameux « dominos » : problème, ils ont tendance a se desserrer ; et puis en essayant on a compris que se serait une gageure de vouloir connecter des fils de section différentes.

On a essayer d’étamer les câbles entre eux avec un fer a souder : trop chiant, trop long, trop compliqué, trop toxique. (Ajout : en fait c’est bien adapté en bout de ligne pour connecter les lampes / il semble qu’il y ai différentes qualité d’étain pour des usages différents) )

D’autres connecteurs plus modernes existent, mais seulement pour des fils rigides et en petite section.

Les connections a cosses ronde, de type « automobile » nous ont intéressés ; mais 50 centimes la pièce, tout de même ! et il en faut un paquet ! Cela revenait a 100 euros au moins. ( Ajout : en fait on c’est servi d’une vingtaine de ses cosses, au niveau de l’alimentation stabilisée)

finalement, on a testé le système D, et on a été convaincu : des tubes en aluminium en 6mm et en 12 mm, achetés en magasin de bricolage, coupés en petits morceaux de 1 cm, sont enfilés sur les extrémités dénudées des différents câbles a relier ; puis, avec une pince multiprise de bonne qualité, on écrase le tube. Enfin, on isole avec plusieurs couches de scotch d’électricien. Il faut de la poigne, mais si le serrage est suffisant, c’est très solide. Il convient d’adapter le diamètre du tube au nombre de câbles a sertir.

Enfin, pour les extrémités de câbles de 2,5 mm carré, on serti des petit embouts en alu qui sont initialement prévus pour la finition des câbles de vélos : nous en avions déjà une boite. Cela améliore le contact avec les prises et interrupteurs.

Quelle cascade ! Les raccords ne sont pas encore isolés.
Pour connecter la prise : deux fils rouge de 2.5 mm2 et un fil noir de 6mm2

La plomberie, c’est parti ! plomberie cuivre brasée en diamètre 14 pour l’eau, et 12 pour le gaz. Merci a Paul, qui accepte les échanges de services pour l’occasion. Notre projet lui plaît, et il a envie de transmettre ses connaissances.

L’eau froide :

L’eau chaude, et le gaz. Le lave main inox est un modèle premier prix acheté chez un fournisseur de cuisine professionnelle. Il nous fera office d’évier pour la toilette.

Tien ? La lumière fonctionne ! Normal, juste normal … (La prise qui est encore démontée, n’est pas sous tension, car c’est la seule qui sera en 220 v …)

Raccordements multiples : pour la douche, l’évier central, la cuve, ce qui nous permettra d’avoir encore de l’eau quand la conduite d’eau sera gelée à l’extérieur.

A l’étage, des rangements « de pied de lit » pourrons accueillir nos vêtements …

Rangements supplémentaires pour la petite salle de bain …

Du lambris a été posé dans la cabine enfant. Qui sert a entreposer les fenêtres qui seront bientôt posée …

Un autoradio a été installé a coté de l’évier : il permettra d’écouter la radio pendant que nous ferons la vaisselle … Ou nos podcast favoris …

La réception n’était vraiment pas terrible. Quatre stations de radio, tout au plus … Pour y remédier, nous avons coupé le câble antenne qui sortait a l’arrière du poste, et soudé deux fils de 2,5 mm2. Les câbles mesurent environ dix mètres, montent à la verticale, puis partent a l’horizontale. Résultat : 17 stations captées, sans parasites !

Pourquoi ce profil « en forme de fesses » ? au cas ou une goutte d’eau glisserait le long d’un des câbles …

Entre deux averses, nous commençons à isoler par l’extérieur : en majorité avec de la laine de bois.

Mais aussi avec du liège, partout ou il y a des recoins qui ne favorisent pas le transfert de l’humidité a travers le pare pluie. Par exemple derrière ce contreplaqué :

Ou a l’arrière de ce contreventement :

Ou encore dans les linteaux de porte et des fenêtres, ainsi que dans la cloison juste derrière le poêle Dickinson. Le liège a l’avantage de ne pas absorber l’eau, et de ne pas être attaqué par les moisissures : partout ou il peut y avoir apparition « du point de rosée » il est plus intéressant que les autres isolants.

Et voila, l’isolant est maintenant installé dans les quatre murs, et le tout est protégé par le pare pluie, scotché avec soin. On a décidé de déplacer le chantier de quelques mètres, car nous devions libérer temporairement la place pour une activité communale. L’occasion de nettoyer tout les petits déchets tombés au sol ces dernières semaines : mastic solidifié, chutes de pare pluie, de contreplaqué, copeaux de bois … mélangés avec la boue qui commençait à se solidifier. Un travail nécessaire !

 

Et vlan ! on ouvre la première ouverture dans le pare pluie.

Le pare pluie est rabattu sur quelques cordons de mastic. Pareil pour les cotés. Le dessus est collé directement au ras du bas du linteau. Les coins sont soignés ! Mastic, scotch pare pluie …

Préparation du dormant de la fenêtre : réalisation d’une feuillure pour y installer le compribande. Cela c’est fait a chaque fois ou l’espace entre le dormant et l’ossature était un peu juste ; mais a l’inverse il y a des fois ou nous l’avons collé directement sur le pourtour du dormant (cas ou il y a beaucoup d’espace) Le compribande würth fait 5 mm au départ, puis il peut atteindre 30 mm une fois expansé.

Utilisation de la scie circulaire plongeante, pour délimiter les cotés de la feuillure , puis on défonce l’entre deux.

Evacuation des déchets de bois résiduels avec une guimbarde ( Bel outil n’est ce pas ?)

Le compribande a été posé le soir ; en effet dans la chaleur de l’après midi il aurait expansé immédiatement ! Par la suite, nous avons stocké les rouleaux au frigo. Penser à pincer un peu de surplus de joint dans les coins !

La fenêtre est ensuite vissée, ce qui demande de bien viser, car il ne faut pas que la vis ne perfore le joint ; et il faut penser aux quincailleries diverses. De plus, nous avons fait en sorte d’éviter que les vis ne ressorte de l’autre coté des montants, dans l’isolant, en la recoupant au coupe boulon. Pas de métal dans la laine de bois !

Et voila ! Ne reste plus qu’a faire le joint en silicone a l’intérieur comme a l’extérieur, et a installer la poignée …

La suite :

Problème ; lors de notre deuxième commande nous n’avons pas été bien compris par le fabricant … Le pied de la fenêtre est trop petit, il ne pourra pas coiffer le bardage. Il faut donc modifier. Le bois le permet, c’est un avantage par rapport au PVC, ou a l’aluminium.

Collage d’un carrelet de bois avec de la colle expansive PU (pour extérieur) avec serrage pendant plusieurs heures. A l’aide d’un gabarit, coupes multiples a la scie plongeante, puis dégagement latéral au ciseau à bois pour dégrossir.

Le nouvel arrondi est sculpté a la gouge et au rabot. La feuillure « goutte d’eau » est faite avec un bouvet que j’avais pris le soin de restaurer l’hiver dernier. Point important : prolongation des évacuations d’eau !

La modification une fois terminée. Pour deux fenêtres : 10 heures de travail. Sans compter la peinture qui reste à faire …

Et maintenant, le bardage en « red cedar », avec vis et pointes en inox. Il y a aussi un pare insecte / anti rongeur en moustiquaire collé entre le pare pluie et la planche du bas, sur tout le tour de la maison.

Pour poser les lattes de la manière la plus esthétique possible, il faut prendre en compte les fenêtres. Pour faire simple : il faut prendre un tasseau pour chacune des quatre faces, et reporter dessus le haut et le bas de toutes les ouvertures ; ensuite on met les quatre tasseaux les uns à cotés des autres, et on voit facilement les concordance ou les difficultés à venir ! en fonction de la hauteur de vos lattes (variable en fonction de votre fournisseur), on peut déterminer le niveau précis de la rangée du bas. Ainsi les lattes de bardage se suivent en continu tout autour de la maison.

Ci dessous le pare insecte qui ceinture la partie basse du bardage. Pour le coller des deux cotés avec le mastic PU, un pistolet a extruder classique ne passe pas. Il a donc fallu ruser !

Un cornet en papier, comme cela se fait en pâtisserie pour décorer les gâteaux !

On replie le cornet, on coupe l’extrémité, et on obtient un mini extrudeur qui passe partout ! Vous pourrez trouver facilement une vidéo explicative sur la réalisation d’un cornet sur le net, si cela vous intéresse.

La face arrière de la maison, deux fenêtres  (Celles qui ont due être modifiées, maintenant vous les voyez peintes), et deux sorties de conduites : une pour la hotte de cuisine, une pour le poêle Dickinson.

Sortie de conduite a travers le caisson en liège (pré-positionné dans l’épaisseur de la paroi) : coupe nette et étanche vis a vis de la laine de bois tout autour . C’est facile a tuber avec le diamètre de PVC adéquat. Nous en avons positionné également en anticipation de besoins ultérieurs : finie la crainte de percer au mauvais endroit, de couper un câble électrique, d’entamer une écharpe de contreventement … Ces sorties non utilisées pour l’instant seront rebouchée avec le liège du carottage, et un joli bouchon (en bois?) Ils attendrons un éventuel besoin tout en étant facilement accessible. Par exemple,un choix différent pour la ventilation : si le système VMC est abandonné, pour une ventilation dite « naturelle », par nous mêmes ou par des habitants ultérieurs (On y pense aux générations futures 😉

« Réservation » électrique afin d’installer ensuite un éclairage extérieur au dessus de la porte. Probablement un ruban de leds.

Pose du toit sur le coffre de la flèche : en bac acier identique à la toiture. Ondes pourvue d’une barrière anti insecte découpée sur mesure dans de la tôle aluminium. Pour la planche de bardage au contact : Découpe afin d’épouser la forme des ondes du bac acier. Des chutes de Red Cedar seront ensuite collées afin de boucher les jours (vous en voyez une mise en place, les autres seront identiques)

L’isolant sous le bac de douche en inox : du liège en vrac. Toutes les tuyauterie d’évacuation d’eau usée sortent par ce coin de la maison : il faut maintenant poser le bac en visant bien car il reste un trou pour l’évacuation du bac de douche : sur la photo a l’endroit ou il y a le carton (afin d’empecher le liège de le combler)

Pour faciliter les choses, on a utilisé un morceau de PVC souple.

Guidage du tuyau par l’extérieur a l’aide d’un morceau de bois.

Le bac de douche une fois en place. Ce fut pénible, car les mesures étaient trop juste! Et le bac accrochait les parois lors de sa mise en place, ce qui a donné des rayures sur les cotés. Il aurait mieux valu avoir un peu de jeu, au moins 5 mm de chaque coté …

Pour éviter les infiltrations d’eau sur les cotés du bac, un profilé plat en aluminium a été fixé avec du silicone sur tout le pourtour : l’eau coule ainsi directement dans le bac.

Dans les coins , un morceau de tôle d’alu vient parfaire le dispositif.

La douche terminée. La porte articulée est en deux parties ! Elle permet de bien isoler la cabine, tout en facilitant l’entrée et la sortie. Vitrage intérieur en plexiglas.

Le cabanon avait besoins de deux portes battantes : elles sont réalisées avec nos reste de lambris en sapin  (10mm)

Collage sur les quatre coins de l’encadrement. Les lattes de lambris sont coincés dans une feuillure : ils peuvent gonfler car il y a une marge de dilatation.

Maintenant il faut poser les charnières …

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L’alimentation en gaz est enfin utilisable ! Et le poêle est donc disponible au bon moment pour l’arrivée du froid ! L’entrée de gaz de l’appareil a du être adaptée : en effet c’était un raccord aux standard »américain », et le seul adaptateur que nous avons trouvé, avait un sacré jeu une fois vissé. Donc, nous avons brasé au chalumeau, directement l’adaptateur sur l’appareil, et cela a marché.